J’ai testé: Une rencontre avec un écrivain nîmois! (Et la lecture de son premier livre!)

Lors d’un samedi pluvieux de novembre, j’avais rendez-vous.

Non, ce n’est pas ce que vous croyez! Je n’ai pas testé le dernier site de rencontres coquines à la mode!

Non!

Là, dans un café sur la place aux Herbes, je rencontrai
Stéphane Livino,
écrivain nîmois.

Stéphane Livino écrit des nouvelles.

Un recueil même!

L’écrivain nîmois adore se projeter dans les univers multiples de ses personnages, les amener où là il le désire, puis trouver une fin surprenante, détonante, pour amuser son lecteur.

La particularité de cet auteur?

Certaines de ses nouvelles ont d’abord été éditées sur la plateforme numérique Short Edition, éditeur propulseur de littérature courte (BD, nouvelles, poèmes…). Elles ont même été primées sur cette plateforme.
De façon surprenante, ses nouvelles ont été éditées sur des p’tits bouts de papiers, sur les quais de la gare et dans les aéroports. Je dis « de façon surprenante » car je ne savais pas du tout que ce service était proposé!  Il existe des machines qui vous proposent gratuitement de la lecture pour 1 min, 3 min, 10 min… De quoi vous occuper l’esprit en attendant votre transport! C’est chouette comme initiative!
Peut-être avez-vous déjà lu une de ses histoires sans le savoir?!
Puis, Stephane Livino s’est auto édité pour sortir son recueil…

Des nouvelles de nos pères

18 histoires, 18 pères. Qu’ils soient attachants, émouvants ou méprisables, ces personnages souvent confrontés à leur destin sont le reflet d’une époque tourmentée, la nôtre, où les repères se brouillent. « Des nouvelles de nos pères » est un recueil articulé autour de la figure omniprésente du père. Tantôt tendres, tantôt noires, tantôt drôles ou mélangeant les tonalités, ces nouvelles nous offrent une saisissante galerie de portraits. Stéphane LIVINO vit dans le Gard. Il est auteur de nouvelles dont certaines sont publiées sur la plateforme numérique Short Edition, éditeur propulseur de littérature courte. Deux de ses textes, « Le château de mon père » et « Le harem », y ont été primés dans le cadre du Grand Prix du Court.

J’ai lu…ou plutôt dévoré….

J’ai beaucoup aimé ces histoires courtes, incisives. Il existe une véritable progression entre les 18 textes dans le sens où on s’enfonce de plus en plus profondément dans les méandres de la conscience de l’auteur. La figure paternelle, emblématique dans la littérature traditionnelle, est souvent mise à mal, en tous les cas, déstabilisée, désacralisée.

des nouvelles de nos pères

Le Château de mon père, 1ère nouvelle du recueil fait partie des mes préférées. Elle nous immerge dans le style de Stéphane. Annonciatrice d’émotions variées, elle se termine en pirouette littéraire et m’a fait penser au film La Vie est belle.
J’ai pleuré sur La Sieste. L’émotion m’a prise à la gorge lorsque j’ai « écouté » le futur papa avouer ses peurs au ventre de sa femme…
Mon petit Victor, tu vois, je crains de ne pas être à la hauteur. Les questions se télescopent dans ma tête. C’est quoi éduquer? C’est différent d’aimer?[…] Ce lien entre un père et un fils, comment on le créé? Je ne veux pas de manuel, je veux juste éviter les erreurs. Parce que quand un père commet des erreurs avec son fils, il les paye cash, je sais de quoi je parle.
Certaines histoires touchent beaucoup aussi parce qu’on sent une dimension autobiographique au récit, l’évocation de l’enfance, d’un passé récent aux préoccupations actuelles. Comme ça, l’air de rien, d’une pichenette pour repartir de plus belle dans la fiction.
J’ai souri au Point d’interrogation, à l’ironie de la vie.
Sur la fiche de renseignements [de l’école], Elsa écrivit cette fois-ci: « Décédé ». Elle expliqua à son fils qu’un père mort lui causerait moins d’ennuis à l’école qu’un père inconnu.
J’ai été surprise dans La Vérité, où l’enjeu de la paternité atteint son paroxysme. C’est qu’être père implique beaucoup de responsabilité, n’est-ce pas?
A travers ces histoires de pères, le thème de l’école n’est jamais très loin, le thème de l’amour aussi bien sûr. 2 sujets qui me sont chers et qui me touchent.
écrivain nîmois

Parce que le selfie avec un livre est impossible…

Parce que Lire c’est bon pour la santé, parce qu’on ouvre son esprit, je ne peux que trop vous conseiller la lecture de ce bon bouquin qui finit trop vite!

J’ai adoré m’entretenir et échanger avec Stéphane, car j’ai pu mieux comprendre le cheminement de sa plume. Notre entretien a éclairé ma lecture.
Parce que cela fait 15 ans que j’exerce le même métier, je lui dis merci pour la nouvelle intitulée Le Hussard.
Parce que c’est un plaisir pour moi de conseiller le travail d’une personne qui se démène pour être lu dans un monde où l’industrie du livre noie l’unicité de chacun.
A déposer au pied du sapin!
short édition

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En vente chez les librairies Teissier et Goyard à Nîmes. Sur Amazon, en ligne.
Julie Lab.

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