Tu comprendras quand tu seras plus grande…

Faites-vous partie de cette catégorie de personnes qui lit plus pendant l’été?

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Pour ma part, j’aime toujours autant l’objet livre et avec mi hombre, nous prenons toujours plaisir à faire régulièrement une descente en librairie, pour nous approvisionner en mille-feuilles, et remplir ainsi notre bibliothèque déjà pleine!

Mais, j’ai découvert aussi, il y a quelques mois, une autre façon d’accéder à la lecture! La lecture sans la lecture!

Vous vous souvenez?

Audible.fr

Audible!

Un site de livres audio à télécharger sur son ordi, sur son téléphone, et à écouter où bon vous semble.

Je vous avais d’ailleurs déjà raconté une expérience d’écoute avec Le Charme discret de l’Intestin, de Julia Anders. J’avais appris pleins de choses sur mon petit monde intérieur, en écoutant la lecture faite par Jessica Monceau. Je vous avais également fait part des propriétés bénéfiques de ces écoutes sur mes enfants, le temps de trajets un peu longs (chose qui se vérifie à chaque fois, même un an après leur première écoute!)

En écoutant Le Charme discret de l’intestin…

Cette fois-ci, pour mon article de l’été, j’ai choisi d’écouter quelque chose de léger, un truc de fille. Et, je voulais un ouvrage connu aussi, parce que j’en ai assez de ne pouvoir participer à certaines discussions, où tout le monde a lu/vu/entendu l’oeuvre littéraire/cinématographique/culturelle (pour faire large) du moment! Sauf moi!

J’ai donc téléchargé Tu comprendras quand tu seras plus grande, de Virginie Grimaldi!

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Et surtout ne me dites pas qu’elle en a sorti un nouveau récemment!!! Je saiiiis!! Je suis déjà en retard! (Le Parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, paru en mai 2017… Ne me dites pas que vous l’avez déjà lu!! :) )

Comment vous dire?  J’ai grave kiffé mon écoute! :)

Je vous explique pourquoi!

  • Tout d’abord… Le bouquin en lui-même…son histoire.

J’avais tout de même des a priori sur ce livre.
  • “C’est un truc de meuf”,
  • “plein de clichés”
Certes, ils sont vérifiés durant les 2 premiers chapitres. Le coup de la jeune nana plaquée, en désespoir, qui part en quête d’elle-même. La fracture complète avec sa vie d’avant, puisqu’elle quitte sa vie parisienne à 200 à l’heure, pour accepter un poste de psychologue, dans une maison de retraite, “les Tamaris”, à Biarritz (Au passage, instant culturel!! Un habitant de Biarritz s’appelle le Biarrot! Vous le saviez?)
Et puis d’un coup, par je ne sais quelle transmutation, j’ai été comme happée dans la vie et les pensées de Julia, la nana.
  • “Elle va se chercher, puis elle va se trouver au contact des petits vieux”.
Et oui, il s’agit bien de ça! Mais tout en profondeur et en sentiments, sans tomber dans le “dégoulinant”!

Virginie Grimaldi a rendu hommage à la Vieillesse, que dis-je?

à la Sagesse…

Dans notre monde actuel, nous ne laissons pas suffisamment parler le Vieux Sage, et nous ne l’écoutons plus. Dans notre société, nous avons tendance à nous moquer, à réduire la personne âgée à la sénilité, à la perte de force, à la personne dépassée, mais finalement, c’est tellement autre chose.

Dans Tu comprendras quand tu seras plus grande, Julia, la protagoniste, enrichit sa vie au contact des personnages secondaires “des Tamaris”. Au lieu de s’ennuyer, comme elle le pensait au départ, elle grandit en les écoutant parler, tout comme moi.

Quand on est jeune,  on voit les personnes âgées comme des personnes âgées, en faisant fi des personnes qui se cachent sous leurs cheveux gris. Un jour, la mamie sur la photo, ce sera moi.

Marilyn, Louise, Gustave et bien d’autres nous rappellent qu’à tout âge, nous avons nos plaisirs, nos peurs, nos joies, nos angoisses; qu’il suffit d’accueillir ces sentiments, les événements pour mieux les dépasser.

La vie n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie. (Senèque)

Quand j’ai écouté ce livre, je ne pensais pas me mettre autant dans la peau de Julia, qui a perdu son père par la mort, et sa grand-mère par la maladie (Alzheimer).
Par moment, c’était comme si j’écoutais mon double plus âgé:

J’ai peur de perdre tous mes souvenirs. Je me fiche d’oublier ce que j’ai mangé une heure avant mais j’ai peur d’oublier la joie intense que j’ai ressentie à la naissance de chacun de mes enfants. J’ai peur d’oublier combien j’ai aimé les câliner, les rassurer, les voir sourire. J’ai peur d’oublier les visages heureux de mes petits-enfants quand ils jouaient sous le cerisier de mon jardin. J’ai peur d’oublier la tendresse dans les yeux de mes parents.

Je vais m’accrocher à ces souvenirs-là de toutes mes forces, en espérant que la maladie prendra d’abord les autres puisque je n’ai d’autre choix que de les lui donner. […]

Si la vieillesse était douce à vivre, personne ne voudrait que ça s’arrête. Le fait qu’elle soit si rude rend l’existence moins attachante. La vieillesse a été inventée pour se détacher de la vie.

(tirade de Marilyn, une des mamies des Tamaris)

Dans son livre, Virginie Grimaldi pose la question de l’entraide intergénérationnelle, de l’enrichissement personnel grâce aux contacts avec des personnes différentes par leur milieu, par leur âge, par leur vécu.

Les valeurs fondamentales de l’Amour et de l’Amitié sont aussi prônées.

A travers les paroles de Super Mamies, l’auteure répond à mes interrogations liées à la vie conjugale.
Lorsqu’on a 80 ans, comment voit-on cette vie passée ensemble?

La quête de la perfection peut nous séparer. On nous bassine avec l’amour idéal qui résiste à tout. Tu crois que l’amour est un roman Arlequin? […]

[Il ne faut pas] se laisser polluer par les petits détails négatifs qui nous agacent. L’amour ne doit pas être parfait. […]

Les relations amicales de Julia me renvoient aux miennes. Les joies partagées, les fou rire, les papotages, les mains tendues quand on a besoin d’aide.

Et puis, il y a la Famille. Etre femme, mais aussi “fille de”.

Retourner dans la maison de son enfance, s’imprégner des odeurs connues, retrouver ses habitudes de jeune fille et le sentiment de sécurité quand notre maman nous embrasse.

Pfiou! Que d’émotions!
  • Ensuite, qu’apporte de plus l’écoute Audible par rapport à l’objet livre?

Pour l’aspect pratique. Pendant les vacances, on vadrouille souvent beaucoup plus qu’en temps normal. Et, généralement, les bouquins ont dû mal à s’en remettre. Ils sont souvent abîmés, cornés, pliés. Là, peu importe où je me trouve, j’ai mon téléphone dans la poche, avec mes titres.
Tu comprendras quand tu seras plus grande

A la campagne, au coucher du soleil…

Audible

Au bord d’une piscine…

Tu comprendras quand tu seras plus grande

A la plage… je pleure!!!

Dans une valise, un livre pèse. Une livre Audible est sur votre smartphone. On peut même télécharger plusieurs titres à la fois, ils pèseront toujours le même poids! Plusieurs livres et 36 tenues assorties passeront moins bien que votre téléphone à l’aéroport!
Pour l’aspect technique. C’est un bon moyen d’accéder à la culture livresque lorsqu’on n’est pas fan de lecture. Quand la lecture n’est pas automatisée, que l’on soit un adulte ou un enfant, il n’est pas aisé de se plonger dans une histoire. Si vous connaissez un personne dans ce cas, je pense que les livres Audible pourront dédramatiser le problème.
Pour l’aspect émotions. Passées les quelques minutes d’adaptation à la voix de la lectrice Astrid Roos, on ne peut ensuite s’en défaire. Je dirais même plus: la voix de la lectrice semble ne faire qu’un avec la narratrice. J’avais vraiment l’impression d’écouter une copine me raconter sa vie. On entre alors dans la dimension intime des personnages, puisqu’on écoute même la lecture des mails échangés.
Enfin, à un moment de l’écoute, il y a un très court passage chanté, un tout petit peu d’Edith Piaf…  C’était encore plus émouvant que si je l’avais lu, vu que je suis une brelle en chant!!

CONCLUSION: Merci Audible de m’avoir permis de découvrir ce titre, et de pouvoir vous partager mon expérience. J’ai adoré le bouquin de Virginie Grimaldi et la lecture d’Astrid Roos! Je continue de lire de vrais livres, mais pourrai me passer difficilement des histoires racontées!

Julie Lab.

Article sponsorisé.

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 comments

    • Julie Lab says:

      Je te comprends, c’est l’appréhension que j’avais au début. Maintenant, ce que j’aime, c’est que j’alterne les livres papier (car j’aime énormément ça aussi) avec les livres Audible. Le plaisir est toujours là car tu rentres dans la vie des personnages.
      Je pense par contre que c’est une excellente alternative pour celui qui a du mal avec la lecture. De par mon métier, je suis amenée à côtoyer beaucoup de personnes dans ce cas. Le livre Audio permet de contourner la difficulté technique de décodage pour accéder malgré tout au livre, en tant que culture. :)

  1. Manon says:

    Eh bien si ça peut te rassurer je n’ai lu aucun des livres dont tu parles ^^
    En tout cas tes photos m’ont bien fait rire, mais comme Constance je suis plus papier que Audible! ;)

    • Julie Lab says:

      Lool Ah merci! ^^
      Oui, je te comprends. C’est une autre démarche. J’aime beaucoup les 2, ce n’est pas la même approche de l’histoire. On touche le papier, il a une odeur. On peut feuilleter en avant, revenir en arrière plus facilement, en se repérant dans l'”espace” bouquin. Quand on lit un livre, on est seul avec notre petite voix intérieure.
      Quand on écoute une histoire, la voix du lecteur se supplée à celle du narrateur. Je trouve qu’on redevient un peu enfant quelque part, puisqu’on est plus “passif”, à l’écoute.

Laisser un commentaire