Invitée à l’Avant-Première de Demain tout commence, je deviens critique cinéma…

Olàlà! Vous vous rendez compte… J’ai été invitée à assister à l’Avant-Première de Demain tout commence, le nouveau film de Hugo Gélin, qui sortira le 7 décembre 2016, en France. :)))

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http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=240944.html

J’ai fait ma belle à l’entrée du ciné!: “Bonsoir môn p’tit, nous sommes sur la liste “Invités” de Hugo…Oui, Hugo Gélin”.

Ca pète grave, hein? :)

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Oui, oui! Vous avez bien vu!equipe1
A l’affiche de ce film de Hugo Gélin, jouent Omar Sy, Clémence Poésy, Gloria Colston, la jeune poupinette que vous voyez, et Antoine Bertrand, un acteur québécois.

L’événement se passait au cinéma Kinépolis à Nîmes. Et, chose rare, nous étions tous les 2 avec mi hombre! Oui, un ciné en amoureux…Le soir…Sans enfant! Nous n’en n’avions pas fait depuis….1957!

Enfin bref!

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Une Avant-Première, ce qu’il y a de sympa, c’est que vous voyez le film avant tout le monde bien sûr, mais en plus, ce sont le réalisateur et ses comparses qui vous lancent la projection! Ce qu’il y a de moins bien, c’est que lorsqu’ils sont en promotion du film, le timing est assez chargé et ils sont tous un peu speed. Ce soir-là, ils arrivaient d’Avignon, faisaient une pause à Nîmes (Et quelle pause! Des chips et du saucisson les attendaient! Royal au Kinépolis! :) ) et repartaient sur Montpellier. Pfiou! Un marathon!

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Mais telle une souris un peu grande, je me suis glissée dans les coulisses quelques minutes avant que le spectacle ne commence…

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Gniiiiiiiiii! Je vous présente de gauche à droite:

  • Antoine Bertrand, le fameux Québécois. Il était là en train de chasser le caribou, un dimanche après-midi, quand tout à coup, surgit Hugo, qui lui proposa le 2nd rôle de son film! Cet homme est super drôle. Apparemment, pour ce film, il avait des montées de lait, et il était même capable d’allaiter Gloria bébé; même si les montées de lait étaient super puissantes et douloureuses!!! C’est fou ce qu’un acteur peut faire, hein?
  • Omar Sy, mais faut-il le présenter?  Le mec tout en muscles quoi, un petit sourire enjôleur et Zou, tout passe! Tanké sa race comme dirait l’autre, on se sent tout petit. Et une voix! Un coffre! Même en sweat, il a de la présence! (Héhé! Je l’ai même fait rire avec ma blague à propos de mon mari!!Kikiesttropforte?)
  • Gloria Colston, pré-ado à l’aise dans ses baskets! Bilingue, rappeuse, chanteuse, elle a l’air sacrément tranquille dans le monde des adultes! C’est son premier film, et pas le dernier, je pense.
  • Hugo Gélin, réalisateur. Il est né presque le même jour que ma fille! Ca, c’est un sacré point commun, ma bonne dame! C’est son 2e long-métrage, après Comme des frères (2012) Je ne sais pas comment il est sur un tournage, mais en tout cas, là comme ça, il est a-do-ra-ble! Simple, il m’a mise à l’aise, a papoté un peu avec moi, avec de reprendre le taf de la promo.
  • Il nous faudrait rajouter Clémence Poésy, mais elle n’était pas là, jolie blonde.
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Comment voulez-vous être concentrée? Ils font des blagues tout l’temps!

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Moi? Crispée? Mais pas du tout!

Synopsis:

Samuel (Omar Sy) vit de façon insouciante et en toute légèreté de l’être, dans le sud de la France, bossant dans une paillote classieuse (dont la patronne est Clémentine Célarié) en bord de mer, près des calanques. Les jours et les nuits s’enchaînent, sans responsabilité aucune. Jusqu’au jour où Kristin, une ancienne conquête d’une nuit lui annonce qu’il est le papa d’un bouchon de 3 mois…et s’en va en lui laissant le paquet dans les bras: Gloria.

Samuel décide alors de retrouver la mère, s’envole pour Londres, la cherche en vain. Heureusement, il rencontre Bernie, producteur de série qui va les héberger puis devenir la maman de substitution pour Gloria. Samuel devient cascadeur et papa à part entière.

Les années passent. Gloria a huit ans. Sa mère réapparaît et veut la récupérer….

Hi!Hi! J’enfile ma casquette de Critique Cinéma:

lancement

J’avais en mémoire le premier long métrage d’Hugo Gélin, Comme des frères (2012) un road movie drôle et touchant. Des émotions, des sentiments, l’amitié, l’amour, après la mort. Quelque chose de fort et plusieurs paliers de significations. J’étais fortement disposée à bien recevoir Demain tout commence.
Il faut le dire, nous avons passé un excellent moment. Nous avons voyagé des calanques à Londres; nous avons vécu par procuration avec eux. Comment ne pas craquer devant les grands yeux d’un bébé si beau? Comment ne pas devenir parent en se sentant happé ainsi par le regard de ce petit être?
En se positionnant en spectateur curieux, observant les scènes de la vie quotidienne, l’intime, le premier “Papa” prononcé, les premiers pas, le premier anniversaire, tous les premiers…de Gloria, nous avons fait partie de leur vie, sans pouvoir jouer avec eux.
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http://www.cinestarsnews.com/2016/10/demain-tout-commence-bande-annonce.html

Samuel en bleu, Gloria en jaune, son enfant-rayon de soleil, Kristin blanche et mauve, instable, … Le noir… Une symbolique des couleurs qui nous prend dès les premières secondes du film, avec l’azur de la mer et du ciel, avec la robe de Kristin et tout un tas de détails fourmillant… Hugo Gélin a travaillé chaque plan pour que l’on retrouve le bleu, le jaune, le blanc, le rouge à chaque instant.

Avez-vous remarqué dans le métro? Dans le loft de Samuel et sa fille? Partout?

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http://www.sallesobscures.com/news-20616-decouvrez-les-premieres-images-de-demain-tout-commence-avec-omar-sy.html

 

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565681&cfilm=240944.html

Et d’ailleurs..Le loft… Quel enfant ne rêverait pas d’habiter dans un endroit pareil? Pas d’escalier mais un toboggan atterrissant dans une piscine à balles, des Playmo géants, et des briques Legos au mur.
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https://www.africaposts.com/2016/10/16/demain-tout-commence-film/

(Mention spéciale à Omar Sy, qui sait si bien imiter le pirate des Caraïbes!!! ;) )

https://www.facebook.com/DemainToutCommence.lefilm/?fref=ts

Hugo, j’ai adoré tes personnages principaux, ce duo énergique et le renversement des rôles: Gloria, si adulte et raisonnable; Samuel, si…enfant! Coca, pizza, barbe à papa et fête foraine. La vie doit être une fête.
La vie est belle, non?
C’était si touchant.
Une vie de carton pâte, où tout est faux sauf l’amour.
Cette fois-ci, on parle d’amour paternel. C’est vrai quoi. Les femmes aussi ont le droit de faillir. On raconte toujours l’histoire du salaud qui laisse la nénette toute seule avec son enfant sur les bras, l’exclusivité relationnelle maman-enfant. Voilà. La femme aussi se trompe, la femme aussi a peur, la femme aussi peut ne pas assumer ses responsabilités. Et se tirer.
Aujourd’hui, l’Homme a pas mal d’injonctions pour frôler sinon atteindre la perfection. Il doit être en forme, beau, intelligent, ramener l’argent dans le foyer, être l’autorité, cuistot bio, maçon romantique, infirmier de tous les bobos, papa-gâteau.
Mais quoi? Lui aussi est indispensable au bon développement de l’enfant! Lui aussi a de l’amour à revendre!
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https://www.africaposts.com/2016/10/16/demain-tout-commence-film/

Et elle, elle arrive, elle veut stopper cette réalité enchantée. Elle, et les outils modernes mis à disposition de la société, pragmatique et radicale.

Que c’est émouvant un père qui fait rêver sa fille à chaque seconde de vie. Avant le noir.

Avec mon Kleenex à la main, je dis bravo à l’équipe; bravo de nous faire passer si facilement du rire aux larmes. Bravo également, car c’est un film où l’on voit chacun des acteurs évoluer, grandir, sous le regard du réalisateur.

Tout le monde en ressort grandi, non?! Même nous!

Mention spéciale pour Gloria.

ET…

 Il se trouve que….
j’ai eu l’opportunité…..
Que dis-je? La joie!
D’interviewer le chef monteur de Demain tout commence….
HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!

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Je vous présente… Grégoire Sivan, le chef monteur!

Là, en 2-2, Grégoire a répondu à un petit questionnaire pédagogico-éducatif pour que l’on vous explique le boulot incroyable d’un monteur de film!

Ouais parce que quand même, y en a que pour les acteurs! Omar par-ci, Omar par-là, Antoine, il est trop drôle…

Mais derrière tout ça, y a un staff de ma-la-de!

Grégoire…..

1. Peux-tu expliquer aux lecteurs en quoi consiste ton métier de chef monteur?

Mon métier consiste à utiliser la matière du tournage (image et son, appelée aussi “rushes”) pour agencer  (monter) tout ça dans le bon ordre, et aider ainsi le réalisateur à raconter l’histoire qu’il a dans la tête. Je participe aussi à la suite des travaux de post production après le montage: montage-son, mixage, étalonnage, musique, effets spéciaux… mais plus en tant que conseiller, comme “troisième œil” (ou oreille…) du réalisateur.

2. Comment fait-on pour devenir monteur?

Il existe plusieurs parcours possibles: l’assistanat, les écoles, le court-métrage, la télé… Aujourd’hui le montage est très démocratisé, tout le monde (ou presque) a un logiciel de montage sur son ordinateur. Le côté  “techniques” s’apprend relativement rapidement. Mais après, évidemment, il faut pratiquer à fond en montant des courts-métrages, des films de mariage, des fausses pubs, des films institutionnels: tout est bon pour apprendre et comprendre le mystère qui s’opère entre deux plans qui s’enchaînent…

3. A quoi reconnaît-on un monteur sachant monter?

Un monteur doit être capable d’aider un réalisateur à assembler et  raconter son histoire, l’aider à choisir les prises des comédiens, savoir se concentrer sur les détails importants, savoir couper ce qui est en trop, rallonger ce qui nécessite de l’être, rythmer une scène, trouver la bonne “musicalité”, le bon tempo à une scène de comédie… Il est une sorte de vigie, un partenaire de jeu qui accompagne le réalisateur pendant les deux ou trois mois où il doit “accoucher” de son film.

4. A  quoi ressemble une journée de boulot pour toi?

Le matin on regarde ce qu’on a monté la veille. En général on pleure, puis on discute, on prend un café et on recommence. Y’a vraiment un côté fil d’Ariane: on tisse et on détisse le film en permanence. Il n’y a pas de secret: plus on peut travailler sur une scène, plus elle s’affine, plus on ajuste le rythme, la finesse des regards, le tempo de la comédie.

Sur Demain tout commence, on a continué à monter quasiment jusqu’à la sortie! Des petites choses en général, mais Hugo est un perfectionniste, du coup on sait que jusqu’au dernier moment il peut y avoir des modifs de montage.

5. Comment as-tu rencontré Hugo Gélin?

J’ai rencontré Hugo pendant la prépa de Comme des frères, son premier film. Il cherchait un monteur, Laetitia (Galitzine, sa productrice) nous a mis contact. On a pris un coca, il m’a fait lire le scénario (que j’ai adoré), et il m’a appelé le lendemain pour me proposer de monter le film. Très simplement.

6. Qu’est-ce qui te plaît lorsque tu travailles avec Hugo sur un projet? y a-t-il quelque chose de plus profond que sa façon d’apporter le café? ;) (Ndlr: C’est le 2e film Gélin que tu montes, puisque tu t’es également occupé de Comme des frères)

Hugo inclut très tôt certains de ses collaborateurs dans le processus de création. Du coup on voit vraiment le film apparaître, se transformer… venir au monde en fait. Ce qui est chouette c’est que chaque phase est primordiale pour lui. Pas de “petite étape”. Il cherche, partage ses doutes, on a une approche assez similaire de la musicalité d’une scène: en comédie, tout est affaire de tempo. Une scène peut se casser la gueule sur un raccord un peu mou, une chute trop attendue, une musique qui démarre trop tard. C’est une alchimie assez bizarre le montage, mais quand ça fonctionne c’est vraiment le pied d’entendre le public réagir dans la salle, se marrer ou se moucher (à la fin du film d’Hugo y’a pas mal de Kleenex qui y passent en général…)

7. Le monteur influence-t-il le réalisateur? Et de quelle façon?

Je ne sais pas si le monteur influence le réalisateur, mais il a une part d’intervention relativement importante sur la construction du film!

On dit souvent que c’est le film qui décide au final.

Quand on monte un film, on prend parfois la décision de réduire un personnage, de couper certaines scènes, même si elles paraissaient essentielles à l’histoire. Mais simplement… Elles ne s’intègrent pas à la narration, ou redisent des choses qu’on sait déjà. Donc oui, parfois il faut prendre des décisions radicales, et le monteur peut intervenir et influer sur ces décisions.

Mais il est plus un partenaire de confiance, quelqu’un qui aide à trancher, qui peut garder un œil extérieur et parfois un peu plus objectif car il n’était pas sur le plateau et n’a donc pas forcément conscience de la difficulté qu’a représenté le tournage d’une scène. Du coup, quand on propose une coupe il y a moins d’affect, on ne se pose pas 1000 questions sur le nombre d’heures passées à tourner une scène…

8. D’autres projets sur les mois à venir?

Je suis en ce moment en montage de “Burn out”, le troisième film de Yann Gozlan (dont j’avais monté Captifs et Un homme ideal). Je co-monte le film avec Valentin Feron (comme pour le film de Hugo) Le co-montage peut être quelque chose d’hyper stimulant artistiquement!

9. Est-ce qu’à force de travailler dans l’ombre, de côtoyer des acteurs, les caméras, tu n’aurais pas envie, un jour, d’avoir ton image imprimée sur la pellicule?

Alors je fais justement une petite apparition dans une scène de Demain tout commence (dans le métro londonien, le type à la casquette à côté d’Omar… ) pour l’anecdote on n’a pu faire qu’une seule prise car le conducteur coupait à 17h pile… Il n’a pas laissé une minute de plus pour finir la scène! Du coup un des figurants anglais avait peur que la scène soit coupée au montage. Je l’ai rassuré: je lui ai dit qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour cette scène ;)

Sinon, en plus de mon métier de monteur je fais aussi de l’animation (en stop motion). J’ai fait quelques courts, pubs et clips, et une série pour Arte l’année dernière (Objectivement).

Et puis, je suis en écriture de mon premier film comme réalisateur, produit par Hugo Gélin et Laetitia Galitzine, qui est une adaptation du roman “Une famille aux petite oignons” de Jean-Philippe Arrou-Vignod.

10. Combien d’opérations esthétiques te reste-t-il à faire pour pouvoir monter des films à Hollywood?

Trop pour que je tente l’expérience! J’adore travailler en France, avec des réalisateurs aux univers très différents. Je commence en  janvier le montage du prochain film de Alain Chabat. Jamais je n’aurais cru quand j’étais ado que j’allais un jour le rencontrer… et encore moins monter un de ses films!! C’est quand même un des kiffs de ce métier…

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De g. à d., Gregoire Sivan et Valentin Feron (monteurs), Alice Plantin (assistante monteuse) et Hugo Gélin (réal.)

C’est chouette le monde du cinéma! Je n’aurais jamais pensé que le monteur avait autant de responsabilités dans la création d’un film… Pas vous?

MERCI BEAUCOUP Grégoire d’avoir pris de ton temps pour cet interview…

J’espère pouvoir le suivre de près dans ses pérégrinations! ;) Je veux bien la photo avec Chabat et son équipe! hi! hi!

Qui va aller au ciné ces jours prochains??

Julie Lab.

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